Depuis la récession de 2008-2009, le marché de la revente n’a pas connu de reprise durable dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de Sherbrooke. Pour la troisième année d’affilée, le nombre de transactions enregistrées sur le réseau Centris® reculera en 2014 (-7,5%) et devrait toucher un creux à un peu plus de 1500 transactions, selon les dernières perspectives du marché de l’habitation de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL).

Cette faiblesse de la demande est le résultat à la fois d’une diminution importante de l’emploi en 2013 et du dernier resserrement des règles sur le financement hypothécaire. La tendance s’est renversée cette année, et le niveau de l’emploi de janvier à septembre est supérieur de 3,7% à celui observé à la même période en 2013. On peut donc s’attendre à la présence d’un plus grand nombre d’acheteurs sur le marché de la revente en 2015, ce qui se traduira par un plus grand volume de transactions.

Ce regain de l’activité favorisera un écoulement plus rapide de l’offre. Rappelons que durant la période de 2008 à 2012, le rythme soutenu des mises en chantier, combiné au ralentissement des ventes, a contribué à l’augmentation du nombre de logements existants inscrits sur le marché de la revente. Ce phénomène persiste cette année, la RMR de Sherbrooke ayant enregistré une augmentation du nombre d’inscriptions en vigueur (+12% de janvier à septembre  par rapport à la même période en 2013), ce qui a propulsé le délai moyen de vente à un sommet. Le délai de vente d’une maison individuelle était de 122 jours en moyenne au troisième trimestre4 , contre 88 jours au quatrième trimestre de 2008, moment où a débuté la publication de ces données. Cette plus grande abondance de l’offre, combinée au recul de la demande, se traduit par un marché de la revente qui avantage les acheteurs, et ce, depuis 2012.

Comme cela a été mentionné ci-dessus, des gains nets d’emplois devraient stimuler la demande d’habitations dans les deux prochaines années. Outre la meilleure conjoncture économique, les taux hypothécaires demeurant à des niveaux historiquement bas soutiendront également la demande. En 2015, les transactions devraient progresser de 5,5% et dépasser le seuil de 1600. La progression attendue pour 2016 est similaire, le nombre de transactions devrait alors s’accroître de 4,6%, pour atteindre 1700. Malgré ce regain, ces niveaux continueront d’être en deçà de ceux des dernières années. Par ailleurs, l’augmentation prévue de la demande ne sera pas suffisante pour réduire significativement le nombre de propriétés à vendre sur le marché, lequel est continuellement alimenté par les nouvelles inscriptions. Conséquemment, le marché demeurera favorable aux acheteurs en dépit d’un léger resserrement qui s’amorcera en 2015.

Évidemment, cette situation contiendra la hausse du prix moyen. Celui-ci devrait progresser d’au plus 1% par année d’ici 2016, pour atteindre 236 000$, un rythme sensiblement plus faible que celui des dix dernières années (6,6% en moyenne).

TAUX HYPOTHÉCAIRES

Tout comme les prévisionnistes économiques canadiens, la SCHL s’attend à ce que les taux d’intérêt demeurent inchangés jusque vers la fin de 2015, puis à ce qu’ils se mettent à augmenter graduellement. La hausse progressive des taux hypothécaires, qui ont touché des creux historiques, ne devrait pas avoir de répercussions importantes sur la demande de logements.

En 2014, selon le scénario de base de la SCHL, le taux des prêts hypothécaires d’un an sera compris entre 3,00% et 3,25%, et celui des prêts de cinq ans, entre 5,00% et 5,50%. L’an prochain, ils devraient se situer dans des fourchettes respectives allant de 3,20% à 4,00% et de 5,25% à 6,00%. En 2016, le taux des prêts hypothécaires d’un an devrait se chiffrer entre 3,70% et 4,60%, et celui des prêts de cinq ans, entre 5,55% et 6,45%.

Pour lire au complet les Perspectives du marché de l’habitation – RMR de Sherbrooke de la SCHL, cliquez ici.

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