La Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ) a réalisé, pour la première fois, une étude sur les propriétés de villégiature dans certaines régions de la province.

Celle-ci a permis d’analyser l’évolution des ventes, des prix et des délais de vente moyens dans ce segment de marché, et de les comparer avec les données concernant les propriétés ordinaires.

Lors des mois de janvier à août 2014, 2 044 ventes d’unifamiliales et de copropriétés de villégiature ont été réalisées dans les régions administratives de la Capitale-Nationale, de Lanaudière, des Laurentides, de l’Estrie, de la Montérégie et de l’Outaouais. Il s’agissait d’une légère baisse de 1% par rapport aux mêmes mois en 2013, alors que 2 059 propriétés de villégiature avaient changé de mains. En parallèle, le nombre de propriétés ordinaires vendues dans les mêmes secteurs a diminué de 6% lors de la même période.

Environ 70% des ventes de propriétés de villégiature ont été réalisées dans des régions administratives adjacentes à la région métropolitaine de Montréal. Ces résultats étaient attendus puisque, selon les données du recensement de 2011 de Statistique Canada, le nombre de ménages résidant dans la région métropolitaine de Montréal compte pour près de la moitié des ménages de la province. De plus, les régions de l’Estrie et des Laurentides sont reconnues pour leur capacité à attirer des propriétaires provenant de l’extérieur du Québec.

En se basant sur les statistiques disponibles sur les propriétés de villégiature, la FCIQ a pu noter que ce type de propriété a affiché des résultats légèrement supérieurs à ceux des propriétés ordinaires et à l’ensemble des propriétés au Québec au chapitre des ventes lors des dernières années. De plus, les vendeurs de propriétés de villégiature devaient être plus patients lors de la mise en marché de leur propriété. Finalement, les données ont confirmé que les attraits de villégiature étaient reflétés dans les prix de vente des propriétés. Puisque les données sur les propriétés de villégiature ne débutent qu’en 2010, la période s’avère trop courte pour se prononcer sur les déterminants propres à l’évolution de ce segment de marché à court terme.

La propriété de villégiature pourrait cependant croître en popularité à moyen et à long terme. Premièrement, avec l’incessante densification des centres urbains, les ménages québécois vivant « en ville » seront confrontés à des espaces de vie de moins en moins spacieux. La propriété de villégiature sera une option des plus intéressantes pour les ménages amateurs de grands espaces mais désirant demeurer près de leur lieu de travail les jours de semaine. Deuxièmement, les propriétés de villégiature pourraient être très attrayantes pour les baby-boomers, retraités mais jeunes, désirant profiter de la nature. Finalement, les technologies facilitent de plus en plus le télétravail, permettant du coup à des travailleurs de gagner leur vie sans demeurer près des bureaux de leur employeur.

Pour consulter l’étude complète de la FCIQ, cliquez ici.

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